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mardi 21 avril 2009

Dis maman, c'est quoi un producteur?

Bon, pour expliquer ce qu’est un producteur (houlà), je vais essayer d’être bref et concis, et ça, ce n’est pas ma spécialité.

Déjà, il faut s’ôter de l’idée qu’un producteur est quelqu’un qui va mettre ses soussous (son PEL, son CODEVI ou autre) dans une enveloppe qui va servir à produire un film.
Non.
Ses soussous (son Livret A, son Compte Courant ou autres) va servir à monter son entreprise, les sous ensuite pour produire les films, il les trouve. Bien sûr, il en met aussi de sa poche, mais sa part n’est pas totale, et ensuite ces sous sont souvent des retours sur investissement.

Bref, un producteur est avant tout le type qui va mettre en place un projet, une équipe, s’assurer que tout le monde travaille dans le même sens, contrôler son budget pour au final sortir un film. Et ça, c’est dans le cas d’un film dit long métrage. Il existe plusieurs subtilités, suivant que l’on fasse du court métrage, de la publicité, de l’institutionnel, du porno, etc.

Ainsi, ce billet, je l’espère, permet déjà d’enlever une idée qui m’énerve : non, il ne faut pas être riche pour être producteur. Par contre, il faut être débrouillard. Savoir où chercher les investisseurs (les régions, les fonds d’aides, les chaînes de télé, les mécènes, le LOTO, etc.) et savoir vendre une idée (qu’il aura fallu d’abord dénicher voir trouver soi-même…heu non pas voler par contre hein, ça ce n’est pas bien !).

Ainsi le producteur doit jouer sur tous les fronts, mais il doit avoir avant tout un talent de fédérateur. Car au bout du compte, il rassemble tout un petit monde autour de son projet et il doit s’assurer que ce petit monde ne va pas tout faire foirer.

Je me dis en passant, que ce Journal va aussi permettre de vous éclairer pas mal sur les nombreux métiers du cinéma ou en tout cas de l’audiovisuel. Car, même si on a l’impression de tout connaître sur tout, grâce à lnternet, aux making-of et tout ça, il reste encore pas mal de zones d’ombres de quiproquos qui sont, je dois le dire, assez énervants.
Mais comme le disait je ne sais plus qui, à nous, gens du cinéma, de faire comprendre au peuple ce que sont nos métiers. Sinon qui le fera ?

J'espère en tout cas que par cette petite note que j'ai essayée de faire concise, vous aurez eu une meilleure idée de ce qu'est réellement un producteur. Maintenant attention, le métier est beaucoup plus complexe et sujet à d'intenses ramifications que ce simple schéma exposé aujourd'hui...

A bientôt pour de nouvelles aventures !
(Mon chat n’arrête pas de miauler et c’est énervant !)

A.

jeudi 16 avril 2009

Je veux produire... Des fraises? Des voitures? Non, non, mieux...

Bon finalement la redéco attendra, donc je peux enchaîner sur mes péripéties.

Si j’ai choisi de monter une société de production audiovisuelle, c’est pour plusieurs raisons, vous vous en doutez.

La première est que j’ai toujours voulu avoir des responsabilités, même si j’ai toujours eu peur d’en avoir. C’est un peu ça mon « problème », ou disons mon faux problème, j’ai peur de sauter le pas jusqu’au jour où je le fais et où je découvre que je le fais très bien. C’est vrai. Lors de ma 2nde année d’étude, j’étais convaincu que je ne pourrais jamais être 1er assistant réalisateur, jusqu’à ce qu’on me pousse limite à le faire sur un projet et que je découvre que j’étais très doué dans la matière (oui, oui, les fleurs ne sont pas chères aujourd’hui).
Même topo pour assistant producteur. En 3 ans, j’ai d’ailleurs acquis un peu d’expérience dans ce domaine là, et le travail que j’ai pu avoir avec des réalisateurs de renommée internationale (non non, je déconne pas) ont été une pierre supplémentaire dans mon édifice à moi, que je me construis pour mon future métier de producteur.

Donc, tout ça pour dire que désormais les responsabilités de chef d’entreprises et de producteur ne me font pas peur.

Quant à la production en elle-même, je suis un féru de cinéma (ce qui ne suffit pas, bien évidemment) et on fait souvent appel à moi pour des jugements et des analyses sur des scénarios, des films, voir même des idées. Ce qui me fait dire que quelques parts, j’ai un œil pour cet art.

Mais je suis conscient des grosses difficultés de ce métier. Tout d’abord n’est pas producteur qui veut et il faut surtout fuir les gros stéréotypes du genre type bedonnant derrière son bureau en marbre, fumant un gros cigare et négociant des hôtels de luxe pour loger ses acteurs hyper stars.
Producteur c’est dur, car il y a peu d’argent (encore plus vrai par les temps qui courent) et que le moindre « bide », le moindre échec est souvent fatal.

Bref, le chemin va être dur, long mais je me sens d’attaque, les épaules solides et puis, j’ai presque envie de dire, que je n’ai rien à perdre !

Salut les loustiques !
(Je vous salue bien bas !)

A.